Aperçu du marché : Charges de brut des raffineries canadiennes stables en 2025
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Date de diffusion : 2026-03-25
Les raffineries de pétrole brut sont réparties dans tout le Canada, chacune ayant une capacité différente. En 2025, ces raffineries ont transformé 1,6 million de barils par jour (« Mb/j ») de pétrole brut, ce qui représente 90 pour cent de leur capacité totale. Les taux d’utilisation des raffineries sont demeurés stables depuis 2022. Selon l’emplacement des raffineries, certaines dépendent uniquement du pétrole brut provenant de l’Ouest canadien, tandis que d’autres dépendent en partie de pétrole brut importé.
Raffineries du Canada
Le Canada compte 16 raffineriesNote de bas de page 1 qui peuvent transformer chacune jusqu’à 1,9 Mb/j de pétrole brutNote de bas de page 2 en produits pétroliers raffinés comme l’essence, le carburéacteur, l’asphalte, les lubrifiants et le dieselNote de bas de page 3. La majorité de ces produits est consommée au Canada; tandis qu’environ 20 % sont exportés vers d’autres paysNote de bas de page 4. La figure 1 montre l’emplacement des raffineries de pétrole brut au Canada.
Figure 1 – Raffineries de pétrole brut au Canada
Sources et Version texte
Sources : Sources des sociétés
Version texte : La carte montre l’emplacement des raffineries de pétrole brut au Canada. Il y a deux raffineries en Colombie-Britannique, cinq en Alberta, deux en Saskatchewan, quatre en Ontario, deux au Québec et une au Nouveau-Brunswick. Chaque raffinerie est représentée sous forme de bulle; dont la taille indique la capacité nominale. La plus grande raffinerie au Canada est celle d’Irving Oil, située à Saint John, au Nouveau-Brunswick, d’une capacité de 320 milliers de barils par jour.
La charge est stable depuis 2022
La chargeNote de bas de page 5 correspond au volume de pétrole brut traité par les raffineries. En 2025, les raffineries canadiennes ont transformé 1,6 Mb/j de pétrole brut, fonctionnant à 90 pour cent de leur capacité totale. La charge annuelle moyenne de brut et l’utilisation de la capacité sont demeurées relativement constantes depuis 2022, une fois que la demande de produits raffinés a retrouvé son niveau d’avant la pandémie de COVID-19.
Les variations en cours d’année des taux d’utilisation des raffineries sont en partie attribuables à l’entretien saisonnier, aussi appelé « réhabilitation ». Vers la fin d’avril 2025, l’utilisation hebdomadaire a chuté à 67 %, un volume hebdomadaire de brut 1,2 Mb/j, en raison de la réhabilitation printanière des raffineries. À la fin du mois de septembre, les raffineries ont connu une diminution, moins marquée, avec un volume hebdomadaire 1,6 Mb/j (86 %), attribuable à la réhabilitation automnale. La production a toutefois connu un rebond au début de novembre, une fois la période d’entretien terminée, avec une pointe de 98 % d’utilisation, ce qui représente une charge hebdomadaire de 1,8 Mb/j.
Les raffineries de l’Ouest canadien et celles à l’Est de l’Ontario (Québec et Est du Canada)Note de bas de page 6 ont traité des quantités presque égales de pétrole brut en 2025, soit 619 000 barils par jour (« kb/j ») (89 % de la capacité) et 624 kb/j (89 % de la capacité), respectivement. En 2025, les raffineries de l’Ontario, qui ont une capacité inférieure, ont consommé près de la moitié de cette quantité; c’est-à-dire 386 kb/j de pétrole brut (92 % de leur capacité).
Figure 2 – Charges hebdomadaires des raffineries canadiennes
Sources et Version texte
Sources : Régie de l’énergie du Canada – Sommaires et données des charges hebdomadaires
Version texte : La ligne noire montre la charge hebdomadaire de brut canadien depuis la semaine se terminant le 7 janvier 2025 jusqu’à la semaine se terminant le 30 décembre 2025. En 2025, les charges hebdomadaires de brut ont diminué au printemps, en raison de la réhabilitation, atteignant un creux de 1,2 Mb/j à la fin d’avril. Elles ont ensuite atteint un sommet de 1,8 Mb/j au début de novembre.
La zone bleue de ce graphique montre une fourchette des charges hebdomadaires des plus basses aux plus élevées, au cours des cinq années précédentes (2020 à 2024). En général, en 2025, les charges hebdomadaires ont suivi une tendance vers l’extrémité supérieure de la fourchette observée au cours des cinq années précédentes.
Approvisionnement des raffineries canadiennes
Le Canada produit plus de pétrole brut que les raffineries canadiennes peuvent en traiter. En raison de leur proximité à la source principale, les raffineries de l’Ouest canadien utilisent comme matière première le pétrole brut canadien, qu’elles reçoivent par pipeline directement du bassin sédimentaire de l’Ouest canadien.
Le brut des raffineries du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l’Ontario provient en partie d’importationsNote de bas de page 7. La raffinerie d’Irving Oil, au Nouveau-Brunswick, n’est raccordée à aucune source de pétrole brut par pipeline; elle importe des États-Unis, par voie maritime, la plus grande partie de sa matière première. En 2025, le Nouveau-Brunswick a importé 270 kb/j de pétrole brut (147 kb/j, ou 54 %, en provenance des États-Unis)Note de bas de page 8. Les raffineries du Québec et de l’Ontario s’approvisionnent en brut de l’Ouest canadien, par le réseau principal et la canalisation 9 d’Enbridge, et importent le reste de leur charge des États-Unis, par ces pipelines et d’autres modes de transport. En 2025, le Québec a importé 126 kb/j de brut (99,99 % en provenance des États-Unis) et l’Ontario, 87 kb/j (99,78 % en provenance des États-Unis).
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