Aperçu du marché : Les exportations canadiennes de brut par chemin de fer atteignent leur plus bas niveau en 13 ans
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Date de diffusion : 2026-03-25
Les exportations totales de pétrole brut canadien ont une nouvelle fois atteint des sommets en 2025Note de bas de page 1. Toutefois, le recours aux chemins de fer pour ce faire a diminué d’environ 13 %, se chiffrant en moyenne à 77,2 milliers de barils par jour (« kb/j ») en 2025, soit le plus bas niveau depuis 2012. Le pétrole brut est de plus en plus exporté par pipeline ou par navireNote de bas de page 2 plutôt que par chemin de fer, après l’accroissement de la capacité pipelinière et de la capacité de chargement au quai des dernières annéesNote de bas de page 3.
Figure 1 – Volumes d’exportation de brut canadien par chemin de fer de 2019 à 2025 et écarts de prix (WTI-WCS)
Source et Version texte
Source : Statistiques sur les exportations de brut par chemin de fer de la Régie de l’énergie du Canada et One Exchange Corp.
Version texte : Ce graphique en barres et en segments illustre les exportations mensuelles moyennes de brut canadien par chemin de fer, en barils par jour (axe de gauche), ainsi que l’écart de prix moyen mensuel entre le WTI et le WCS, en $ US par baril (axe de droite). Ces exportations étaient beaucoup plus élevées et ont eu tendance à fluctuer en fonction de l’écart de prix, qui augmente considérablement à la fin de 2018, fléchit au début de 2020, au début de la pandémie de COVID-19, puis se stabilise jusqu’au milieu de 2022. En décembre 2023, les exportations mensuelles moyennes de brut par chemin de fer ont commencé à diminuer, atteignant un creux en juin 2025 avant de recommencer à augmenter très légèrement jusqu’à la fin de l’année. Les exportations de pétrole brut par chemin de fer n’ont pas suivi l’écart de prix entre le WTI et le WCS depuis le milieu de 2022 en raison d’autres facteurs, comme la capacité pipelinière et les volumes de production de pétrole.
En 2019, les exportations de brut par chemin de fer ont atteint un sommet historique annuel en raison de la sursouscription des pipelines partant de l’Ouest canadien, ce qui a entraîné un rationnement de l’espace et l’imposition de limites à la production. Cette tendance s’est poursuivie au début de 2020, un sommet mensuel de 412 kb/j exportés par chemin de fer ayant été atteint en février 2020. Depuis, les volumes annuels moyens exportés par chemin de fer ont diminué. Initialement provoquée par la pandémie de COVID-19, la diminutionNote de bas de page 4 des exportations de brut par chemin de fer s’est poursuivie alors qu’une capacité pipelinière supplémentaire est devenue disponible avec l’achèvement du programme de remplacement de la canalisation 3 du réseau principal d’Enbridge en octobre 2021 et du projet d’agrandissement du réseau de Trans Mountain en mai 2024, qui ont permis d’ajouter 370 et 590 kb/j de capacitéNote de bas de page 5 respectivement.
En général, le transport par pipeline d’un baril coûte moins cher que le transport par chemin de fer. Comme il a été mentionné, une capacité pipelinière supplémentaire est devenue disponible ces dernières années, ce qui a contribué à un escompte moyen entre le WTI et le WCS de 13,84 $ US le baril en 2024 (comparativement à 17,85 $ en 2023)Note de bas de page 6. Lorsque l’écart de prix entre le WCS et le WTI se rétrécit, certaines exportations de brut par chemin de fer ne sont plus rentablesNote de bas de page 7.
Bien que son utilisation ait diminué récemment, le chemin de fer fait toujours partie intégrante du réseau de transport de pétrole, car il permet de desservir des régions sans pipeline et on peut s’y fier lorsque les pipelines fonctionnent à pleine capacité.
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